

TeGam Over
Edition du 20/05/2005 - par
Marc Olanié
L'éditeur français d'antivirus Tegam disparait, si l'on en croit cette information diffusée par Société.com. Le bruit s'est répandu ce matin comme une traînée de poudre, envahissant les boites à lettres électroniques du petit monde de la sécurité. Merci à nos 27 informateurs. Doublement merci à Guillermito/Guillaume Tena qui est à l'origine de cette révélation. Triplement merci à nos 34 informateurs qui, un peu avant 13 heure, nous faisait parvenir 34 retransmissions strictement identiques et néanmoins intégrales du communiqué émis par le distributeur DoData, et intitulé Tegam est mort, Vive Viguard. En un mot comme en cent, cette révélation n'en est pas une, et ce simple changement de structure sociale ne remet pas en cause la survie de l'antivirus d'Eyal Dotan. Ne remet pas en cause non plus le déroulement des procès et autres appels de l'affaire Guillermito, estime Maître Iteanu, avocat de Guillaume Tena. Est-il nécessaire de rappeler qu'une entreprise en liquidation judiciaire, c'est ce que l'on appelait autrefois une faillite. Le moindre centime trouvé au fond d'un tiroir est immédiatement réclamé par une horde de créanciers, sous l'oeil attentif du liquidateur judiciaire dont la rémunération dépend en partie des fonds récupérés. Ouf, on avait peur d'être à court de sujets d'articles.
Chez DoData, on est pragmatique... on vend, on fait du business, on n'a cure du passé houleux de « l'affaire Tegam », on prépare la sortie de la Version 11 de ViGuard. L'impact sur l'image de marque ? Oui, sans doute, cette triste histoire a dû probablement affecter les ventes... mais dans quelle proportion ? Nul ne peut le chiffrer avec exactitude, et çà n'a pas empêché les grands clients de faire confiance, ces quatre dernières années, à l'incomparable qualité du produit. Révélation d'importance qui portera, parions-le, le nom de «principe de Tegam Inri » dans les futurs manuels de formation en Hautes Etudes de Marketing Sécurité. L'axiome s'énoncera ainsi : Les pertes par méventes provoquées par publication d'une faille logiciel sont inversement proportionnelles aux pertes par mévente liée à une atteinte à l'image de marque. Comptabilité rime avec sophisme, et tautologie flirte avec logique des totaux.
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